Samedi 14 novembre 2009
   Citons d'abord Lewis Caroll, auteur d'Alice au Pays des merveilles :  "Aucune énigme ne m'intéresse si elle peut être résolue".
    Mais s'agit-il d'une énigme ? ou d'un jeu de perspicacité, visant à décrypter une absurdité pour en retrouver le sens réel ?

    Voici, pour nous divertir un moment, de quoi il s'agit.    

     La Valla en Gier est un aimable village du parc du Pilat auquel le quotidien La Tribune-Le Progrès a consacré dans son numéro du 13 novembre 2009 deux pages entières, avec  une photo aérienne grand format, et un reportage.

     Le premier paragraphe de ce reportage (reproduit ci-dessous)  se termine en évoquant une inscription reconnue comme  contemporaine de l'aqueduc du Gier, et datant du "régime d'Adrien".

     Peut-être le lecteur inattentif ou distrait passera-t-il sans se poser de question, ou se dira : ça veut peut-être dire quelque chose, mais je n'ai pas le temps, ou pas la curiosité, de m'y intéresser. La forme grammaticale est correcte, je devrais donc comprendre mais je me trouve devant une suite de mots dépourvue de signification : un cas envisagé et plusieurs fois utilisé par Lewis Caroll, où la structure l'emporte sur le sens. C'est ce qu'il définissait comme un "non-sens". C'est une des raisons pour lesquelles il plaisait aux surréalistes...
 
    Si nous voulons être attentifs au verbiage médiatique déversé à flots par la radio et la télévision, ne nous trouverons-nous pas souvent en présence de ce genre de situation ? On la qualifie parfois de langue de bois....Mais il y manque souvent la dimension Carollienne : le merveilleux par l'absurde !

     Revenons au "régime d'Adrien". Absurde ! mais merveilleux ?

     La réponse est dans le contexte ; j'y vois une bourde involontaire de journaliste pressé. S'il a transcrit, une interview, comme le laisse supposer le reste de l'article, on a dû lui parler du règne d'Hadrien, cet empereur-philosophe du 2ème siècle, période d'apogée de l'empire romain, qui a inspiré à notre première académicienne Marguerite Yourcenar l'un des ses plus beaux romans, les "Mémoires d'Hadrien".

      Reste à comprendre le passage de "règne" à "régime" : des notes manuscrites griffonnées à la hâte et mal transcrites ? Puis une relecture trop hâtive pour être critique, et se satisfaisant d'une forme grammaticale correcte ?

      En utilisant la copie ci-dessous, vous pourrez vous amuser à soumettre l'énigme du régime d'Adrien à la perspicacité de votre entourage. J'ai déjà essayé une fois : ce n'est pas triste ! Je recommencerai au moment des fêtes avec mes petits-enfants, tous d'âge scolaire, niveaux secondaires. Il se trouve que l'un d'eux se prénomme Adrien.

Vive La Valla enGier !

Citation intégrale du paragraphe :
PREMIER MILLENAIRE
De l'époque gallo-romaine jusqu'au moyen-âge, en passant par la période mérovingienne et carolingienne, aucune trace de ces périodes si ce n'est la construction d'un aqueduc pour acheminer l'eau du Gier vers l'antique Lugdunum (Lyon) par un système de siphon. Cela laisse penser que déjà des maisons érigées pour la surveillance du Gier ont vu le jour, une inscription latine en atteste à Chagnon sur l'ouvrage datant du régime d'Adrien (117-138).

(remarque : il ya  aurait peut-être aussi à dire sur "un système de siphon"...).

Bon week-end.
R.C.   
Par René Commère
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Jeudi 12 novembre 2009
                                                                                                                                    
     En visite à Firminy en ce jour de la mi-novembre 2009, il est évident qu'à peu de distance du chef d'oeuvre de Le Corbusier, le temps n'a pas fini d'effacer les traces du drame urbain de juillet : trois soirées de révolte à la suite du suicide d'un jeune habitant du quartier pendant qu'il était en garde à vue dans le commissariat d'une ville voisine. 
    
       Impossible de ne pas partager la peine des parents et amis du jeune homme.
     
      Mais difficile d'excuser le déchainement de fureur aveugle contre les boutiques d'un centre commercial construit en 1960, qui venait d'être remis à neuf. Il procurait au voisinage un utile et précieux service de proximité. 
    Ces cibles des émeutiers n'avaient rien à voir avec la cause de leur colère.
      
      Quatre mois après, adossée à un pan de mur, l'enseigne de la pharmacie incendiée symbolise la stupidité de cette violence, qui a aussi privé le quartier d'une boulangerie, d'un bureau de tabac, d'un cabinet médical, d'un café, d'un coiffeur. De l'autre côté de la rue, on s'en est pris aussi au local des restos du coeur

      Les auteurs du méfait, jeunesse inconsciente, probablement entraînée par une poignée de provocateurs autrement motivés, courent toujours. Il ne s'est trouvé personne pour les féliciter de leur lâcheté. Ils n'ont pas à se prendre pour des héros !       
      Souhaitons seulement que, passé le moment d'une émotion irréfléchie, ils aient pris conscience de la bêtise de leur forfait ; qu'ils aient eu assez d'intelligence pour en mesurer les conséquences dans un esprit public indigné et choqué.
    
 

            Une fois démolies les parties non récupérables des bâtiments, des travaux de "réhabilitation" sont annoncés. En réalité, une reconstruction totale à partir des quelques murs jugés réutilisables. Les photos qui suivent donnent une idée de ce qu'il reste à faire. Et bien sûr, ce ne sont pas les auteurs du méfait qui payeront la facture. Seraient-ils au moins capables de se racheter, par exemple en étant volontaires pour des travaux d'intérêt général ?

                     
            
      
Photos libres de droits.
René Commère.              

Par René Commère
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Vendredi 6 novembre 2009
    Après lecture de ce qui suit, je vous invite à consulter dans ce blog les deux articles sur ce moulin-minoterie situé au Pertuiset, à Unieux :
      1 - article du 3 juin 2008 : " Unieux, le moulin de la Fenderie.
       2 : article du 23 septembre 2008 : "Unieux, un week-end patrimoine au moulin de la Fenderie".
Le deuxième article répond à une question, souvent posée par des visiteurs,  sur les conditions et la possibilité de remise en marche de l'installation, avec en particulier le point de vue de M. Dupuy-Couturier, propiétaire et exploitant du moulin de l'Etrat, sur le Furan, au nord de Saint-Etienne. Il nous a donné en direct l'an dernier des précisions sur le fonctionnement extêmement sophistiqué des minoteries les plus modernes d'aujourd'hui et leur incompatibilités avec l'utilisation de l'énergie hydraulique .
                                                                                                

Après une douzaine d'annnées d'ouverture au public, le moulin n'aurait pas été visité en 2009 s'il n'y avait eu un groupe d'amis des moulins venu de Haute-Loire le dimanche des journées patrimoine (20 septembre) et que j'ai eu le plaisir de guider, à la demande du SMAGL.
     C'est donc un intéressant élément du patrimoine du Val d'Ondaine qui a été quelque peu délaissé. Ni le SMAGL, son propriétaire, ni l'Office communautaire de tourisme (TOTEM), ni la municipalité, ne se sont souciés de sa promotion. A la différence de 2008, la commune d'Unieux n'y a pas annoncé ni organisé de visite lors des journées Patrimoine.
 
     L'image ci-dessus rappelle les éléments du site :  

1 - la route du Pertuiset à Roche la Molière, qui longe un côté du vieux moulin et conduit au bourg d'Unieux.
 
2 - L'ancien moulin, à farine, probablement du 17ème siècle pour sa partie la plus ancienne, délaissé à partir de 1910, c'est-à-dire après la construction d'une minoterie plus moderne. Notons bien que la toiture de ce bâtiment, dont la poutre maîtresse s'était effondrée en 2005, a été entièrement refaite à neuf en novembre 2007. En effet, un projet du SMAGL et de la municipalité était d'y organiser un lieu d'accueil des visiteurs, et un écomusée sur le thème des moulins et minoteries. On pourra voir dans les autres articles rappelés ci-dessus en quoi ce projet pouvait être intéressant. Les perspectives de dissolution du SMAGL (envisagée par le Conseil Général) et le peu de motivation de la nouvelle municipalité d'Unieux en 2008 ont compromis ce projet. Que faire désormais sous ce toit remis à neuf ?

3 - La minoterie du 20ème siècle, qui a fonctionné de 1910 à 1991, actionnée par une turbine. C'est ce bâtiment dont on peut visiter, sur quatre niveaux  la machinerie bien conservée depuis la cessation d'activité de l'établissement. Il s'agit d'un système de machines à cylindres et de blutage par plansichters, le tout actionné à partir d'une turbine dont le mouvement se trasmettait aux différentes machines par des poulies et des courroies. 

4 - Habitations du minotier et de sa famille. Une partie des locaux se situe dans d'anciens silos reconvertis en logements.

5 - Les murs du rez de chaussée de cette villa portent les traces d'une installation industrielle ancienne : la FENDERIE, qui a donné son nom au quartier. A l'aide de laminoirs et de tranchants datant du 17è ou 18ème siècle, actionnés par la force de l'eau, on y "fendait" des plaques de fer pour obtenir des verges à partir desquelles, dans les fermes des environs, on fabriquait des clous. Les murs gardent les traces de ces installations, qui se révèlent conformes au modèle de fenderies représenté dans la célèbre Encyclopédie de Diderot et D'Alembert (18ème siècle). Mais cette partie est privée et ne se visite pas. La fenderie a cessé son activité à la Révolution.

6 - anciennes écuries du 17ème siècle, en belles pierres de taille.







Ci-contre, le panneau qui était encore en place en 1997














Un groupe d'écoliers en visite (an 2000).
A l'initiative du SMAGL, portes et fenêtres de cet ancien moulin ont été ornées en 1999 de fresques rappelant l'ancienne activité.



  Des collégiens en visite, en 1999.
Au premier plan à droite, un toboggan pour trier les graines indésirables éliminées lors du "nettoyage" du blé, mais pouvant servir à l'alimentation animale ; en particulier, séparer les nielles, graines nocives pour le système nerveux des animaux et des humains, mais utiles jadis pour fabriquer de la colle.  



René Commère, guide bénévole de 1996 à 2009....et ancien président de l'Office de tourisme de Firminy.


Par René Commère - Publié dans : région de Saint-Etienne
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Mercredi 7 octobre 2009
 

BOUSSINGAULT, 1802-1887
       
Un important personnage du patrimoine local..
     
       Unieux n'est certes pas la seule ville de France qui ait honoré du nom d'une rue le célèbre savant biologiste, géologue et agronome du 19ème siècle. Dans la plupart des cas, cet hommage était déjà ancien, souvent séculaire. 
       Mais à Unieux, c'est à l'extrême fin du 20ème siècle que la Municipalité a choisi de donner son nom à une rue nouvellement ouverte dans le quartier rénové du Vigneron.  
           
      Plus récemment, c'est par le don d'un buste en bronze de Boussingault qu'a pu être réveillé le souvenir de l'illustre savant. On inaugurait le 25 septembre 2009 au château des Bruneaux de Firminy une belle exposition de peintres amateurs d'Unieux. 
     Ce fut en même temps pour le président de la Société d'histoire de Firminy l'occasion de remercier le maire d'Unieux du don qu'il venait de lui faire  : le  buste en bronze de J.B. Boussingault, précédemment installé dans l'escalier  de l'Hôtel de ville d'Unieux.

      Par ce don, expliqua le Président, Boussingault venait rejoindre, dans un  salon récemment rénové du château, les différents souvenirs et portraits se rapportant à la famille Holtzer, fondatrice de l'aciérie qui fut pendant plus d'un siècle renommée par ses innovations en métallurgie.
 
Mais ce n'est pas un enfant du pays...
        
       Contrairement à ce que l'on a pu entendre dans l'un des discours prononcés à cette occasion, l'hommage ainsi rendu à Jean-Baptiste Boussingault ne signifie nullement qu'il soit natif d'Unieux. Ce qui doit être remis en mémoire, c'est son rôle important dans le développement de la métallurgie locale, sans oublier d'ailleurs sa renommée de savant, à la fois chimiste, biologiste et agronome. 
      
        Né à Paris en 1802, c'est seulement lorsque sa fille Berthe épousa en 1861 Jules-Gustave Holtzer, que Boussingault se trouva allié à la famille Holtzer.
       La même année, Jules-Gustave Holtzer et son beau-frère Frédéric Dorian recevaient de Jacob Holtzer la direction de l'usine, déjà forte de cinq cents ouvriers, qu'il avait créée trente ans plus tôt et dont les aciers corroyés et les aciers fondus au creuset avaient déjà une réputation internationale. 
      Or Boussingault s'était toujours intéressé à la transformation des métaux, particulièrement pendant une partie de sa carrière en Amérique du Sud, où il avait mis en évidence le rôle de la silice et d'autres composés tels que le chrome dans les propriétés de l'acier. Aussi conseilla-t-il à son gendre de créer dans l'usine un laboratoire de recherches, pour se dégager des méthodes empiriques de la métallurgie de l'époque.  Pour l'époque, installer un laboratoire de chimie dans une usine de métallurgie était une réelle innovation.

      Pendant plus d'un siècle, ce laboratoire ne cessa d'être à l'avant-garde de la recherche et de l'expérimentaion métallurgiques, non seulement jusqu'à l'absorption de l'entreprose Holtzer dans laC.A.F.L. en 1953, mais encore après 1970 dans le cadre de Creusot-Loire. Il ne disparut qu'en 1994.
        
         Telle fut l'origine de la mise au point des aciers spéciaux, au chrome, au nickel, au tungstène, dont le laboratoire étudia les propriétés, et qui firent prospérer l'usine dans les décennies suivantes. Dans le roman "Travail" d'Emile Zola, qui visita l'usine Holzer en 1900 et s'en inspira pour imaginer un établissement exemplaire sur le plan social, on peut lire ceci (livre 3, chapitre 5) : "Dans les laboratoires, ouverts largement aux recherches, il ne se passait pas une semaine sans qu'on fît des découvertes merveilleuses".

     Sur ces développements, on peut se reférer à l'ouvrage de René Commère édité en l'an 2000 par les publications de l'Université de Saint-Etienne : "Mémoires d'acier en Ondaine".

Une brève biographie de J-B. Boussingault.
- Naissance à Paris en 1802 : fils d'un modeste épicier, le jeune Boussingault se passionne très tôt pour les minéraux, dont il constitue une collection. Adolescent, s'ennuyant au lycée, il préfère suivre le plus possible des cours publics qui s'offraient dans la capitale : collège de France, muséum.
- 1815 - Reçu à l'Ecole polytechnique....mais cette promotion est licenciée par la Restauration, par rejet de l'héritage napoléonien...
- 1818 - Bien qu'il n'ait aucun diplôme universitaire, il est admis après un contrôle de ses connaissances (dont le jury fut étonné !) à la toute nouvelle Ecole des Mineurs de Saint-Etienne, qui n'avait à ce moment que six élèves.
- 1819-20 - séjour et études à Saint-Etienne ; passionné de chimie, dont il avait étudié tous les manuels disponibles à l'époque, il devient très vite préparateur au laboratoire de l'école. Il révèle une curiosité insatiable qui le conduit, par exemple, à  démontrer que la fonte et l'acier peuvent contenir de la silice susceptible de modifier leurs propriétés.  Il réussit la fusion du platine (comme il faut atteindre 1750 degré, ce qui était très difficile à l'époque, il provoque involontairement un incendie...)
        Il découvre aussi la capacité du platine pâteux d'absorber de la silice.
        Il se lie d'amitié avec Fourneyron, son camarade d'école, futur inventeur de la turbine hydraulique, qui devait faire la renommée du Chambon-Feugrerolles. Sa fille aînée épousera Crozet, le neveu de Fourneyron.
 Nombreuses excursions (volcans d'Auvergne, Pilat, gorges de la Loire) où il précise les connaissances géologiques sur la région.
- 1820-21 - se lie d'amitié à Paris avec Gay-Lssac qui lui fait rencontrer Arago et Alexandre de Humboldt. Ceux-ci l'aideront et le conseilleront pour son départ en Amérique du Sud
- 1821-32 - Directeur d'une mine pour le compte d'une compagnie anglaise  en Amérique du sud, puis Ingénieur des Mines en Colombie,  d'où il envoie de nombreux rapports à l'Académie des sciences et à De Humboldt sur la géologie, l'agriculture, le climat. Travaillant aux côtés de Bolivar en Colombie, il est chargé par lui de fonder à Bogota une école d'ingénieurs. Il quitte la Colombie après l'échec de la politique de Bolivar et l'éclatement du pays (1830). Rentre en France après avoir visité plus complètement l'Amérique du Sud...
- 1832-37 - Professeur de chimie puis doyen à la Faculté des sciences de Lyon
- 1835 - Epouse à Péchelbronn (Alsace) une amie d'enfance, et commence à participer à l'exploitation du domaine agricole dont elle hérite. Crée un laboratoire pour étudier la biologie végétale et animale avec l'objectif d'améliorer scientifiquement les rendements de l'agriculture. Partant du principe de Lavoisier que "rien ne se perd, rien ne se crée", il analyse finement les processus de nutrition des plantes et des animaux. Ainsi par exemple, il découvre l'absorption de l'azote par les plantes.
Il en sortira des ouvrages réputés sur l'économie agricole (1843)  
- 1837 : professeur de chimie à la faculté des sciences de Paris
- 1839 - Entre à l'Académie des sciences
- 1841 - Titulaire d'une chaire d'économie rurale nouvellement créée pour lui au Conservatoire national des arts et métiers.
- 1848-49 - député du Bas-Rhin ( Seconde République)
- 1857 - Commandeur de la Légion d'Honneur
- 1866-67 : création du laboratoire de chimie dans l'aciérie Holtzer.
- 1871 : très affecté par la perte de l'Alsace-Lorraine, il partage son temps entre Pechelbronn, Paris ( où il est hébergé au domicile de Madame Holtzer) et Unieux
- 1875 - Mise au point des premiers aciers au chrome...en fait, dans le cadre d'une recherche stratégique sur les blindages et les projectiles capables de les percer.
- 1876 - Grand Officier de la Légion d'honneur.

                                                                                                                                




Monument érigé en 1895 à Paris à côté du CNAM. Commandé à Dalou par les amis, disciples et admirateurs de Boussingault.
Juché sur une colonne de marbre, le buste
est accompagné de deux personnages :
- une figure féminine symbolisant la science (avec ses ustensiles : cornue, mortier, de même que le livre tenu dans la main gauche
- un paysan

La première semble dire au second :" je peux tout pour toi, fais-moi confiance" ; ou bien : "sans moi, tu ne peux rien". 

Toutes les statues sont en bronze



Depuis la rénovation du musée des arts et métiers, ce groupe a été déplacé.








Il est aujourd'hui installé dans le parc des  réserves du musée du CNAM, plaine saint-Denis.

On notera la disparition de l'écusson sur lequel étaient gravés le nom et les dates de naissance et de décès de Boussingault

Il semble que le buste transféré d'Unieux à Firminy soit une copie du buste de 1895.

Reste à savoir quand et comment ce buste est arrivé à Unieux.

Enfin, en 1913, la famille et les amis de Boussingault ont fait don d'un buste en marbre aux Anciens élèves de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne. Des discours ont été prononcés à cette occasion, dont une longue biographie du savant, en vérité trop rapide sur la période finale de sa carrière (on trouvera facilement sur le web la relation de cette cérémonie).

René Commère
Par René Commère
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Samedi 18 juillet 2009
Un précédent article de juin 2008 intitulé : "Puits du Marais, quelques images pour remonter le temps",  vous a présenté ce chevalement, qui trône aujourd'hui sur un rond-point routier à la sortie de Chambon-Feugerolles.
Voici, sur une photo prise d'avion en 1981, un petit document complémentaire sur cette mutation paysagère. A côté de l'image brute, la même photo avec l'indication des aménagements de voierie réalisés autour de ce qui est devenu un monument témoin de l'histoire minière.                                                                            









La flèche jaune indique l'entrée de la nouvelle voie d'accès à la zone d'activités de Pigeot-Montrambert.
    Sur la gauche, la zone de jardins ouvriers a laissé place aux terrains viabilisés er préparés pour accueillir de nouvelles activités. 

  De part et d'autre du chevalement, les bâtiments d'exploitation et des machines ont disparu du paysage.
  On peut aussi repérer en bas à gauche de la photo l'emplacement sur lequel a été installé en 2008 le système de traitement des eaux rouges issues d'anciennes mines noyées (voir l'article du 20 mars 2009 : "Ondaine plus pure : le traitement des eaux rouges")

Rendez-vous après les vacances pour d'autres articles.
R.C. - 18 juillet 09..
Par René Commère - Publié dans : région de Saint-Etienne
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Mardi 30 juin 2009
      Depuis quelques semaines ont commencé les travaux de restauration de la toiture de la  maison de la culture ;  il s'agit de rétabir l'étanchéité d'une couverture inédite en son temps : des dalles légères reposant sur des câbles d'acier, dont la courbure en voûte inversée donne à l'édifice sa silhouette insolite.
     Quatre décennies d'exposition aux intempéries, au soleil, à la neige, ont eu raison des revêtements imperméables ; au lieu de s'évacuer le long de la gouttière vers les gargouilles des extrémités, l'eau de pluie tombait à l'intérieur. Des visiteurs se souviennent sans doute des seaux alignés sous la gouttière pour recueillir ces cascades intempestives.
     
       La première étape du chantier a consisté à mettre hors d'eau l'ensemble du bâtiment. Le voici donc pour quelques mois emballé dans une impressionnante structure de métal, dont voici quelques images.                                         
             















 
La hauteur de cette couverture temporaire a été calculée pour :
- éviter les risques liés au vent : que l'air puisse s'écouler sans provoquer de tourbillons dangereux
- ne pas exposer les ouvriers du chantier à de trop fortes tempéatures chaleurs sous les tôles surchauffées par le soleil 

Clichés R.Commère, juin 2009.  


Par René Commère
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Lundi 15 juin 2009
      Maire entre 1925 et 1971, M. Pétrus Faure eut à coeur d'embellir sa ville en offrant aux regards de sa population ouvrière des oeuvres d'artistes reconnus. Pour cela, il sollicita et obtint la mise en dépôt par le Louvre d'une vingtaine de sculptures, qui ont été réparties dans les jardins publics et les places.
     Le parc Jean Moulin, qui s'ouvre à côté de l'Hôtel de Ville, en a reçu le plus grand nombre.
                                                                     
  

       
        La première image est prise à l'entrée du parc Jean Moulin.

        Tout de suite à droite, une première sculpture (image ci-contre)  accueille le visiteur : appuyé sur une stèle, le personnage, pudique malgré sa nudité, devrait faire jaillir l'eau d'une fontaine...comme le suggèrent les symboles gravés sur la pierre.


















                       Des sujets plus féminins nous attendent pour la suite de la visite...Une déesse nourricière, et une bell e endormie..
                                           

.








 
 

                                                                                  
                                                 Au-delà de cette stèle, un passage sous la voie ferrée   conduit au parc Jean-Jacques Rousseau, qui s'étend entre celle-ci et l'autoroute.

            C'est un vaste espace tranquille de verdure et d'aires de jeux qui se déploie en bordure du Cotatay. Des extensions sont en cours, par suite de la démolition d'anciens ateliers.


                                  
         Pour un moment de détente et de beauté, cela ne vaut-il pas une visite ?
         Sans oublier que d'autres sculptures restent à découvrir en divers points de la ville, par exemple en face de l'hôtel de ville, ou sur les pentes du parc du Bouchet......

             R.C.


 

         
      
Par René Commère
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Vendredi 5 juin 2009

     C'est comme une vue d'avion sur le bourg d'Unieux que l'on peut aller chercher au Dorier.

     Situé dans les collines du bassin houiller d'âge primaire, le bourg est niché à 450 mètres d'altitude au bas du versant sud de la puissante masse granitique qui le domine de plus de 150 mètres et lui procure un abri climatique contre les froidures du nord.

      Plusieurs itinéraires  pour accéder au site de ce belvédère où fut installé en 1965 le relais de télévision, sur un terrain acquis l'année précédente par la Municipalité.   

       Les amateurs de sentiers pittoresques monteront à partir du bourg en empruntant  la piste forestière qui conduit de la rue Jules Verne vers les gorges de la Loire. Goudronnée au départ, elle est bientôt fermée à la circulation des véhicules.




    On est vers 550 m. d'altitude lorsque se dévoile le panorama (ci-contre) sur Le Pertuiset et les gorges. Il faut alors pendre sur la droite le sentier ardu mais bien tracé qui conduit au Dorier. Pour le reconnaître, on l'aborde par les marches d'un escalier mis à mal par l'érosion des eaux courantes et par le piétinement des promeneurs.

  
   Au sommet, le sol de ce qui fut un pré est aujourd'hui mis à nu à force d'avoir trop souvent été une piste de jeu à des apprentis conducteurs de deux et quatre roues.         
     Pour la vue sur Unieux et le panorama qui s'étend jusqu'au Pilat, rendez-vous sur l'étroit cheminement qui contourne le relais de télévision.


     Libre à chacun de faire sa propre lecture du paysage.
     Ainsi, à droite du bourg (cf la première photo ci-dessus), une cascade d'habitats (barres de HLM, lotissements de pavillons) le raccorde à la plaine d'Unieux. 













     

      La plaine se partage entre terrains de sports et zone d'activités. A noter que l'ancien site métallurgique des usines Holtzer est trop éloigné pour apparaître sur cette photo.
      Au fond à droite, une rangée d'arbres ombrage le cours de l'Ondaine qui suit avec la voie ferrée (non visible sur la photo...mais on entend passer les trains !) le pied du versant ouest.
     En arrière-plan, les pentes occidentales du territoire de Fraisses, encore en partie rurales mais grignotées par la conquête pavillonnaire (un lotissement de moins de dix ans d'âge est visible au milieu de l'image).
    Tout au fond, les versants  marquant le rebord du plateau vellave, du côté de Saint Ferréol d'Auroure ( en Haute Loire) dont on devine à gauche, sur une crête, un lotissement résidentiel.
 __________________________________________
Pour les rebelles à la marche, des accès sont possibles en voiture : l'un, par l'étroit et très raide chemin goudronné qui commence devant le cimetière. En cas de rencontre avec une voiture, la montée exige une parfaite maîtrise du démarrage en côte ! 
                                                                                                                                                 

Mais où arrivons-nous, par cet itinéraire ? Peu avant le hameau du Dorier, voici qu'un panneau nous annonce de façon inattendue l'entrée dans  Saint-Etienne. Explication : dans les années soixante, la ville a annexé la commune de Saint-Victor, jadis limitrophe d'Unieux en ces lieux.

    C'est donc sur le territoire municipal de Saint-Etienne que l'on traversera le petit hameau et passera, un oeu plus loin, devant l'entrée d'un camp de le fédération française de naturisme, soigneusement soustrait aux regard indiscrets, mais remarquablement situé sur l'un des plus beaux panoramas des gorges de la Loire.

     Continuons cette route étroite, autre élément d'un itinéraire pour accéder au Dorier, en faisant un détour par la Croix de Marlet. Les vues vers le sud constituent un vrai balcon sur Firminy et le val d'Ondaine, mais avec des vues fort lointaines, nécessitant de disposer de bonnes jumelles pour bien en profiter.
  
      Puis on arrive au hameau de Trémas, dont se détache au sud la Tour Philippe, qui fut jadis un rendez-vous de chasse...      
      Un site privé, certes, et récemment restauré : iI faut laisser la voiture au bord de la route si l'on souhaite s'approcher pour compléter la moisson de vue panoramiques offertes par les abords du Dorier.                    Voilà donc les ingrédients d'un grand bol d'air.....Ajoutons que les descriptions qui précèdent n'épuisent pas la diversité des paysages offerts à la vue depuis ces point hauts, perchés jusqu'à 700 mètres sur ce vigoureux massif granitique au fond duquel la Loire a creusé son lit.
     
Pour compléter cet article, voyez dans ce blog les divers articles sur la vallée de l'Ondaine, les gorges de la Loire, Unieux et Le Pertuiset, faciles à trouver en consultant la liste complète des pages et articles.

Bonnes promenades.
R.C.
Par René Commère - Publié dans : région de Saint-Etienne
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Lundi 11 mai 2009
       
Avant-propos, sur l'organisation touristico-administrative des gorges de la Loire dans la région stéphanoise. 
    
      Cet article sur les gorges de la Loire entre Le Pertuiset et le barrage de Grangent évoque un territoire qui, malgré sa manifeste  unité paysagère,  se partage entre les cinq communes d'Unieux, de Caloire, de Saint-Etienne (pour Saint Victor), de Chambles et de Saint Just-Saint Rambert). Pour les trois premières, appartenant à la Communauté d'agglomération de Saint Etienne-Métropole, l'information et la valorisation  touristiques sont l'affaire de TOTEM, office intercommunautaire créé en 2007.
       Les territoires de Chambles et de Saint Just- Saint Rambert, relèvent de l'Office intercommuanutaire de tourisme de  Loire-Forez (siège à Montbrison, bureau d'accueil à Saint Rambert)).
       Il n'existe donc pas d'organisme touristique habilité à faire valoir l'ensemble des territoires des gorges.
       C'est encore plus manifeste si on y ajoute la partie amont entre Le Pertuiset et Aurec, puisqu'on y trouve Saint Paul en Cornillon ((valorisé par TOTEM), mais aussi Aurec et Saint Maurice en Gourgois, situés en Haute Loire, donc dans la région Auvergne.
      C'est là l'héritage de découpages administratifs fondés sur des  frontières traditionnellement  accrochées à des obstacles naturels, dont résulte pour l'instant  l'absence de documentation touristique sur l'ensemble !
      Il existe bien un  syndicat mixte d'aménagement des gorges de la Loire (SMAGL), créé en 1969, seule structure d'action intecommunale sur l'ensemble de ces territoires (Haute Loire exclue). Mais, compétent en matière d'aménagement et d'animation des sites, il n'a pas vocation à s'occuper de tourisme. En outre, menacé de disparition depuis deux ans, son action se limite à l'entretien du paysage. Son bulletin périodique d'information, précédemment distribué dans les communes adhérentes, ne paraît plus. A son actif, le classement des gorges en espace naturel protégé .
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Toute l'année, mais plus encore avec les beaux jours, on se promène dans la partie la plus "sauvage" des gorges de la Loire, celle que ne parcourt aucune route, et dont beaucoup de lieux ne sont accessibles que par de bons chemins piétonniers (à noter l'inexistence de cheminements piétonniers le long de la rive ouest du lac.

. En gros, cela va du Pertuiset ( Unieux) au barrage de Grangent : six kilomètres et demi à vol d'oiseau, entre huit et neuf si l'on épouse les sinuosités du fleuve.


    Un exemple :  cet extraordinaire méandre de la presqu'île du Châtelet, au-dessous de Saint Victor. L'amont est à gauche. Chambles est au sommet du versant qui nous fait face ; c'est de là que part l'unique et plaisant chemin piétonnier en forte pente conduisant vers ce site, transformé en île depuis l'inauguration du barrage de Grangent (1957) ; mais une île accessible à pied sec grâce au pont qui enjambait l'ancienne voie ferrée aujourd'hui noyée sous les eaux.
    
        Au milieu de cette photo, prise d'un rocailleux chemin de crête reliant Les Camaldules à Chambles (donc sur la rive ouest des gorges), c'est le village de Saint Victor, annexé en 1969 par la commune de Saint-Etienne qui souhaitait se doter d'un site touristique et résidentiel, avec un port de plaisance sur le nouveau lac, ce qui en outre autorisait la ville à prendre le nom de Saint-Etienne sur Loire.
Le fleuve arrive à droite, conflue ave l'Iseron dont le golfe agrandit le site du port, puis décrit un ample méandre qui occcupe la moitié inférieure de l'image.

    Continuons vers l'aval jusqu'au site réputé de l'île de Grangent. Isolés sur leur un socle de granite, les restes du château et d'une chapelle du 11ème siècle décorent les abords du barrage mais restent un espace privé qui ne se visite pas.
   Nous sommes sur le territoire de la commune de Saint Just-Saint Rambert.




    Rive gauche, presque en face (commune de Chambles) : le hameau aujourd'hui désert des Camaldules, ancien refuge de moines cherchant à vivre à l'écart du monde pour y pratiquer la règle de Saint Benoît. Fondé en 1628 par Vital de Saint Pol, avec deux compagnons. Au 19ème siècle, ce fut une ferme isolée, mais moins que depuis la formation du lac de barrage. Autour de l'église du 17ème siècle, dans un site verdoyant plein de charme, quelques maisons plus ou moins entretenues. Pour y accéder : en bateau si possible, sinon par deux rudes chemin descendant, l'un d'Essalois, l'autre de Chambles.
        Très fréquenté par les promeneurs, sur la rive droite (côté est), ce tronçon de l'ancienne voie ferrée, avec ses tunnels et ses viaducs conduit un peu au-delà de la Noierie, avant de disparaître dans les eaux du lac. Quelques chemins s'en échappent vers le haut des versants. On peut ensuite continuer par un sentier vers Saint Victor. Un autre, au départ de l'ancien hameau de la Noierie (jadis, avant le chemin de fer, lieu d'embarquement du charbon de l'Ondaine sur les barques appelées "rambertes"), conduit à un site d'escalade d'où l'on surplombe l'ancien viaduc ferroviaire.













        Un panorama inoubliable attend ceux qui oseront grimper au sommet de la tour de Chambles : un escalier d'abord, puis des échelles....Il vaut mieux accompagner les enfants. Pour ceux qui hésiteraient à monter, le panorama reste de grande ampleur depuis le pied de la tour. 
                                                                               
 
      Il  resterait beaucoup à dire et à montrer ! Pour une visite plus complète et des promenades variées, pourquoi ne pas envisager une étape et même quelques jours de séjour dans la magnifique auberge des jeunesse des Echandes, installée dans un ancien hameau rénové ,aujourd'hui totalement isolé sur sa presqu'île, au fond des  gorges de la Loire, à quelques minutes du Pertuiset ? Un site unique.... 

Autres articles de ce blog sur les gorges de la Loire :
-  Le Pertuiset (Unieux) : un by-pass en question (5 mai 2009)
-  Un dolmen à Unieux : préhistoire, ou géologie, aux Echandes ? ( 14/ 01/ 2009).
-  Gorges de la Loire : Le Pertuiset et ses histoires de ponts (11 juillet 2008).
- Unieux : le moulin de la Fenderie ( 3 juin 2008).

et une page :
- 2 novembre 2008 à Grangent (image spectacualaire du barrage au moment de la de la crue de la Loire ).  

 Références touristiques : www.tourisme-st-etienne.com
                                             www.st-etienne.tv
                                             www.loire-forez      
   René Commère.
Par René Commère - Publié dans : région de SaintEtienne
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Mardi 28 avril 2009
          ARCHEOLOGIE INDUSTRIELLE

                             
  
                                                                                                 
     Pour H.B.C. Rogers qui lui a consacré un livre (2002), André Chapelon était le "génie français de la vapeur". 
    
      Si la société d'histoire de Firminy consacre une salle du château des Bruneaux à sa vie et à son oeuvre, c'est parce qu'il a été un enfant du pays. Il est né en 1892 au château de Bois de la Rive, construit à Saint Paul en Cornillon par son grand'père Antoine ; par sa grand'mère Elisabeth, il est descendant de James Jackson.
    Bien que sa carrière se soit déroulée sous d'autres cieux, il conservé toute sa vie (1892-1978) un fidèle attachement à sa demeure natale. Après plusieurs décennies d'abandon, sa rénovation récente a permis d'aménager plusieurs appartements. 

      Sorti en 1921 ingénieur de l'Ecole Centrale des arts et manufactures, André Chapelon se passionnait pour le fonctionnement des locomotives à vapeur. Partant de l'idée qu'elles s'étaient perfectionnées de façon assez empirique au cours du 19ème siècle, il pensait nécessaire de réfléchir plus scientifiquement sur la mécanique des fluides et la thermodynamique.

     Entré à la Compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditrerranée), il ne réussit pas à convaincre la Direction lorsqu'il lui en proposa le principe.
    A partir de 1925, au contraire, la Compagnie Paris-Orléans lui demanda d'améliorer le rendement de son parc de locomotives, et surtout de la toute nouvelle Pacific 3500.

      Les principales améliorations portèrent sur :
- l'augmentation de la section des conduits de vapeur,
- l'amélioration du rendement du foyer, en provoquant l'augmentation du tirage,
- et l'étude scientifique de tous les éléments de la locomotive.

     Les résultats furent spectaculaires (la Pacific 3566) : doublement de la puissance avec des consommations moindres de 30% pour l'eau et de 20 % pour le charbon. Il travailla aussi à rendre plus performantes d'autres locomotives de la Compagnie.

     Il acquit rapidement à l'étranger la réputation d'un ingénieur de premier plan. Il travailla pour la SNCF, mais aussi pour des réseaux étrangers. On le consulta encore lorsqu'il fut à la retraite.                                                                                                                 

(ci-dessous : la Pacific 231-3500 du Paris-Orléans transformée en1934)
      
     Son rôle fut ainsi majeur dans le perfectionnement mondial des locomotives à vapeur. Mais vint le moment où celles-ci furent peu àpeu détrônées par la traction Diesel et par l'électrification des grandes lignes. S'orientant vers l'électrification après 1950, la SNCF s'intéressa moins à ses compétences, qu'il continua, même pendant sa retraite, à mettre à disposition de réseaux étrangers.

      La salle Chapelon du château des Bruneaux, riche de souvenirs, de documents et d'images, est donc pour notre temps un lieu intéressant d'archéologie industrielle.
    On peut aussi examiner dans cette salle la grande maquette de l'ancienne Usine de l'Ondaine de Creusot-Loire telle qu'elle était dans les années 70. Beaucoup d'anciens se plaisent à y retrouver les lieux où ils ont travaillé...                                     
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ci-contre : Une "Chapelon" aérodynamique : presque une oeuvre d'art...qui a inspiré le monument inauguré pour le centième anniversaire de la naissance de l'ingénieur.


                                        

 
                Ce monument, qui accueille les visiteurs à l'entrée du parc du château,  au voisinage immédiat de Firminy-Vert, a été érigé après souscription nationale par la Société d'histoire de Firminy.

- On trouvera dans le tome 1 de l'ouvrage de Jean Vigouroux : "C'était hier dans l'Ondaine", paru en 2003, cinq pages (267 à 271) sur le château du bois de la  Rive et André Chapelon.
- Les illustrations de cet article sont loin de représenter toute la richesse iconographique de la salle André Chapelon. 
- J'invite les lecteurs désirant plus d'informations sur Firminy et sa région à consulter le sommaire de ce blog
(articles sur l'urbanisme, sur Firminy-Vert, Le Corbusier, l'histoire et le patrimoine industriels etc...)

René Commère.
Par René Commère - Publié dans : région de SaintEtienne - Communauté : patrimoines
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