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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 17:41

( cette fiche a été établie pour accompagner plusieurs visites guidées sur le thème des reconversions de sites industriels entre 2004 et 2007)



Memento sur la reconversion des friches industrielles au Chambon-Feugerolles et à La Ricamarie.CHA

 

La Ricamarie : 90 hectares de sites miniers reconvertis entre 1960 et 1980  



Au début, la politique des Houillères (HBCM), nationalisées depuis la guerre, fut d'aménager les sols libérés pour les céder à des entreprises qui s'engageraient à créer des emplois pour les mineurs. Trop contraignante, cette condition dut être assouplie. Dès 1971, il fut décidé d'admettre toute entreprise créatrice d'emplois et contribuant au renouvellement du tissu économique. On retiendra :

- l'implantation du Géant Casino en 1975 sur le site de Bel Air-La Béraudière, intéressant pour l'entreprise en raison : 1/ de l'héritage de "crassiers" à surface horizontale, convenant à l'accueil d'une grande surface commerciale et de ses parkings ; 2/ de la position, proche d'un carrefour de voies rapides périurbaines ; 3/ d'une aire de chalandise englobant Saint-Etienne.

- le parc d'activités du crêt de Mars (artisanat, commerces, hôtel) - mêmes avantages.

- la zone d'activités du Bayon-Béraudière, en contrebas du crassier du Géant Casino, et toujours dominée par un alignement de corons (habitat pour mineurs).

- les aménagements sportifs de Caintin, sur des terrains au sous-sol miné donc peu constructibles pour des installations lourdes ou de l'habitat.

- les petites zones artisanales de Caintin et de "La Mine".

Noter au passage le monument de 1989 commémorant la fusillade sanglante du Brûlé (1869).

-   Parc d'activités de Pigeot-Montrambert  

en partie à l'emplacement du Puits Pigeot, fermé en 1983, démoli en 1989-90. Entre 1980 et 1990, exploitation d'une profonde découverte, dans laquelle ont été enfouis les gravats de démolition du puits Pigeot et de la Centrale du Bec. Après le temps nécessaire à la stabilisation du terrain, l'aménagement est entrepris en 1999-2000 par la Communauté urbaine de S.E.M. Une voie rapide donne accès à la future zone industrielle et rejoint l'ancienne R.N. 88 au rond-point où est conservé à titre monumental l'ancien chevalement du puits du Marais.

Cet espace est aménagé selon le label "qualité Loire" (accès, réseaux, signalétique, espaces verts). Sur les 25 hectares, 15 sont disponibles, avec des parcelles entre 1700 et 50000 m2. Le reste : voieries et espaces verts replantés et en partie jardinés.

A noter à côté : le crassier Saint Pierre, exploité par une entreprise de travaux publics, et la petite cité des Combes, réalisée en 1922 par la Compagnie des Mines pour héberger des mineurs polonais. Ceux-ci, selon le contrat entre le gouvernement polonais la Compagnie des Mines, devaient rester à l'écart pour conserver leur langue et leur culture, en vue d'un retour au pays.

   Zone de Flottard-La Silardière au Chambon-Feugerolles.

 Après démolition de la cokerie en 1976 et fermeture du puits Flottard, abattu en 1983, reconversion commencée en 1981, après nécessaire raccordement à l'autoroute. Lotissement entièrement réoccupé dès 1987, dans des procédures n'impliquant pas à l'époque de réelles contraintes paysagères et environnementales. L'ancien château d'eau de la cokerie, occupé par des bureaux à côté de l'Hôtel de la Tour, constitue un repère majeur et sert de porte-enseigne à la commune.

 ZAC du Bec.

  50 hectares requalifiés à partir de 1992, autour du site de la centrale thermique (construite en 1950, démolie en 1986) et de celui de l'ancien puits Monterrad. 20 hectares ont été réservés aux voieries et aux aménagements paysagers, dont le plus remarquable est la coulée verte d'un hectare au long d'un ruisseau auquel on a rendu son aspect "naturel".

Se voulant exemplaire par rapport aux pratiques industrielles traditionnelles de la région, un idée conductrice a été que "l'environnement paysager d'un espace de production, c'est son faire-valoir". Le paysage n'est pas seulement un décor, c'est un cadre de travail, et une image essentielle qu'une entreprise donne d'elle-même. De plus les entreprises ont été aidées et conseillées pour leur image architecturale (car rien n'oblige à ce qu'un atelier de travail industriel soit laid). Elle ont dû s'engager à clôturer proprement leur terrain, à le verdir, à ne pas disposer en façade les installations inesthétiques (déchets, stocks, cuves, et même parking).

Une signalétique de qualité (et mise à jour) doit rendre clairs les parcours d'accès.

Parmi les entreprises installées, Dervaux, qui a de ce fait libéré de l'espace pour l'extension et l'embellissement du centre-ville.

  Le centre-ville du Chambon-Feugerolles

Après les premiers programmes de rénovation engagés au cours des années 70 (éradication de l'habitat insalubre, nouvel hôtel des postes et nouveau tribunal, piscine intercommunale...), a été entreprise la reconversion urbaine des sites industriels autrefois accolés au centre ville.

Le déménagement de Dervaux (cf. ci-dessus) en 1991 a permis un programme immobilier lancé en 1994, avec surfaces commerciales visant à renforcer la centralité. Les Ecrins offrent 51 logements avec parkings souterrains.

Rénovation de la Mairie achevée en 2000.

Le pôle de services, près de la gare, ouvert fin 2000. D'autres opérations ont suivi, par exemple des maisons de ville près de l'Ondaine.

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