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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 21:52

 

                                                   

     Le retentissement national de ce tragique incident, dont Zola s'est inspiré dans Germinal, contribua à l'évolution libérale de la dernière année du Second Empire.
     Les mineurs étaient en grève (alors illégale) pour de meilleurs salaires, la réduction de la durée du travail, et la cessation du contrôle exclusif des Compagnies minières sur les fonds de secours.
     Au milieu de l'après-midi du 16 juin, sixième jour de la grève, la troupe chargée de faire respecter la liberté du travail arrêta au puits de Montrambert au Chambon-Feugerolles) une quarantaine de grévistes. Elle les conduisait sous escorte vers la prison de Saint-Etienne.
     Solidaires des grévistes, leurs compagnons, leurs femmes et enfants, les attendaient sans armes au "Brûlé", où le chemin passait dans une tranchée surmontée d'une passerelle. Ils demandèrent au capitaine de les libérer, ce qu'il refusa. Des pierres atteignent les soldats. Se croyant pris en embuscade, ils ouvrirent le feu sans sommation. On releva de nombreux blessés, mais il y avait quatorze morts, dont une femme de 49 ans et une fillette de 16 mois. Le commissaire de police ne trouva personne pour faire enlever les corps, qui restèrent jusqu'au lendemain là où ils étaient tombés.
      Aujourd'hui conservée par le petit musée de la mine de La Ricamarie, la plaque rendant hommage aux victimes était apposée sur un modeste lavoir situé sur le lieu du drame, jusqu'à son remplacement par une sculpture moderne en 1989.

Le monument moderne (1989).

    Il se situe sur les lieux du drame, dont la configuration a totalement changé depuis. Le nom du "Brûlé" rappelle que jadis, juqu'à la fin du 19ème siècle, des couches de charbon spontanément inflammables au contact de l'oxygène de l'atmosphère, étaient en combustion lente et continue. Plusieurs documents à partir du 15ème siècle décrivent ce phénomène, accompagné d'émission de fumées malodorantes.   
   
Au-dessus d'une table d'offrande évoquant la notions de sacrifice, s'élèvent quatorze étoiles portées par des tiges ayant des longueurs et des déroulements différents, symbolisant les destins variés des victimes. Au-dessous de celles-ci, un enfant endormi représente l'espoir et l'avenir des humains.
   Les noms des victimes sont gravés sur l'habillage de bronze qui ceinture la table.
   La table et le socle sont en béton teinté, la sculpture est en bronze.
   Le créateur du monument est Victor Caniato, qui a réalisé plusieurs oeuvres dans l'agglomération de Lyon.

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