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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 14:43

      Petit certes, mais riche de documents et de souvenirs.
      Un peu confidentiel, car il est géré par un syndicat de retraités mineurs qui l'ouvre au public aux horaires de ses permanences, le mercredi après-midi, ou sur rendez-vous (04 77 80 15 84). En plus des objets et documents exposés, vous aurez peut-être la chance d'une conversation avec un de ces des anciens qui entretiennent avec ferveur la mémoire vivante de leur histoire. En attendant, voyons quelques échantillons de ce qu'on peut y trouver.                                                                                        
                                                                                                                        
                                                                                             
Il faut d'abord accéder au sous-sol de l'école communale.
      C'est au fond d'un couloir obscur ouvrant sur la cour de récréation que l'on parvient au musée. Nous sommes sous le beau groupe scolaire communal érigé en 1929 à côté de l'Hôtel de Ville : la rigoureuse symétrie des deux écoles (garçons et filles), de part et d'autre d'une partie médiane monumentale ornée d'un arc, de pilastres et d'un fronton.
      Par leur architecture soignée, les écoles publiques de cette époque expriment l'attention portée par les Municipalités à la dignité et à la qualité de l'enseignement laïc. Par contraste avec la médiocrité de l'environnement bâti ordinaire dans cette ville, elles ont représenté de rares exemples publics de qualité architecturale.  Mais il faut peut-être rappeler que dès 1872, tous les enfants de la commune étaient scolarisés, y compris les plus pauvres, aux bons soins d'établissements religieux aidés, s'il le fallait, par la Compagnie des Mines et la Municipalité. C'est seulement à la fin du 19ème siècle qu'une école publique fut installée au rez-de-chaussée de la Mairie. 


Sainte Barbe.

     
      Dès l'entrée, la protectrice des mineurs (mais aussi des canonniers, des pompiers  et des carriers) accueille le visiteur. Elle a été remontée du fond d'une mine où, placée dans une niche spécialement aménagée, elle rappelait aux mineurs sa bienveillante
présence. On continue à  la fêter le 4 décembre dans toute la vallée.







Un mini-grévin.


    
      Les épouses ne descendaient pas au fond. Celle-ci apporte au mineur sa soupe dans un "bichou".
      Derrière, notez que c'est un enfant qui pousse le wagonnet rempli de charbon : histoire de ne pas oublier, et de raconter aux élèves des écoles visitant habituellement le musée, que des enfants étaient souvent employés pour cette tâche, en surface comme au fond.



Les pompes d'exhaure.
      Sans ces machines, les mines auraient été rapidement noyées. Elles le sont maintenant, depuis que l'exploitation a cessé. L'exhaure était donc une absolue nécessité. Au début, dans de petites exploitations peu profondes, les pompes à bras pouvaient suffire. Dans les sites plus profonds, il fallait disposer de machines plus puissantes fonctionnant en permanence. A cause des étincelles pouvant déclencher des explosions de grisou, impossible d'employer des moteurs électriques : des pompes comme celle-ci étaient actionnées par des turbines hydrauliques entraînées par des circuits d'eau sous pression.


Un vélorail.   

      Ce véhicule à pédales à quatre roues permettait de se déplacer rapidement dans les galeries équipées pour la circulation des wagonnets qui amenaient le charbon vers les puits d'extraction. Un passager pouvait se tenir debout à l'arrière. Qui utilisait ce type d'engins ? Essentiellement les ingénieurs ou cadres, ou ceux qui avaient mission d'intervenir rapidement en cas d'accident. On s'en servait aussi pour transporter au moindre risque les explosifs servant à abattre les fronts de taille. Les anciens mineurs consultés n'ont pas d'autre terme que "le vélo" pour désigner ce véhicule.

Le puits Saint Dominique.



   
       Un exemple des multiples documents exposés : cette carte postale représente un lieu totalement métamorphosé, puisque c'est à cet emplacement que se situent le Géant Casino et ses parkings : un bout de territoire dont les jeunes générations ignorent l'identité historique, comme j'ai pu m'en rendre compte il y a quelques année en montrant une diapositive actuelle à un auditoire d'adolescents du centre social pour lequel on m'avait demandé d'évoquer les traces du passé industriel du Val d'Ondaine. Il est vrai que, topographiquement, on ne voit plus que l'horizontalité de l'implantation commerciale et la raideur des pentes artificielles de l'ancien crassier. 
   
      Mais il y a tant à voir : photos, coupures de presse, plans, une lettre manuscrite de Zola à Michel Rondet, une photo de Séverine, etc.....
       
R.C. (avec mes remerciements aux responsables du musée Michel Rondet).    

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