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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 15:15
    Flanquée d'un métallique tribut aux transmissions électro-magnétiques, la madone de Poix, ou Notre-Dame du Chambon, domine, surveille ou protège le centre de la ville. Ses bras généreusement ouverts répondent aux mains implorantes de Notre Dame de Cotatay.
   
   D'où une plaisanterie familière que vous confirneront peut-être d'ironiques chambonnaires : alors que la vierge de Cotatay prie en se disant : "que les gens d'ici sont bêtes ! ", l'autre répond, laissant tomber ses bras : "Mais qu'est-ce que j'y peux ?"
   
  On atteint ce haut lieu, perché sur le rebord du plateau de grès qui borde la rive droite de l'Ondaine, par la seule route (D 10) qui l'escalade en direction de Roche la Molière ; mais il ne faut pas tarder à la quitter vers la droite, en direction de Poix (et d'un lieu dit au nom pittoresque : "Tailllefer au coq"), par un étroit chemin goudronné, en pente raide. Un lacet serré,  et l'on arrive. On est passé de 515 à 600 mètres d'altitude.
   
     Certes, la vue est étendue, en direction des pentes de la retombée du plateau du Velay. C'est l'abrupt adouci de la faille dite du Pilat, qui délimite au sud le bassin houiller. Micaschistes, gneiss et granites du Velay septentrional sont entaillés par les ravins du Cotatay et du Valchérie (ce dernier n'est pas sur la photo).
Une petite déception pour la lecture du paysage : à la différence de ce que j'avais pu observer et photographier il y a dix ou quinze ans (voir l'article du 7 juillet : "opération table rase au Chambon- Feugerolles"), la profusion végétale du premier plan a masqué à peu près totalement le fond de la vallée, et évidemment le centre-ville, totalement invisible. Le château d'eau de l'ancienne cokerie aide à situer la zone d'activités de la Silardière, dont par ailleurs on ne perçoit  que quelques terrasses d'édifices difficiles à identifier.

Finalement, on prend  ici conscience :
- de la faible largeur à cet endroit du ruban urbanisé dans le val d'Ondaine : 1300 à 1500 mètres,
- et de son encadrement champêtre et forestier, à l'assaut duquel sont montés quelques lotissements, à la faveur de pentes plutôt douces, et malgré une situation tournée vers le nord.

Marchant vers l'est à travers champs sur le rebord du talus, j'ai cherché s'il y aurait d'autres points de vue, mais en vain : l'écran des taillis et bois ne laisse place à aucune trouée. On imagine le chemin en balcon qui pourrait être aménagé (voir ci-dessous)....

Enfin, à presque deux kilomètres à l'est, bien au-delà du hameau de Poix, une ouverture. Un chemin récemment élargi et sommairement empierré amorce une descente vers le val. Allons voir : 100 ou 200 mètres seulement pour élargir le panorama.   


De là, c'est vers La Ricamarie que la vue s'étend, jusqu'au massif du Pilat,  et   vers les hauteurs du sud stéphanois qu'on devine tout-à-fait à gauche.


De plus près, grâce au zoom, voici une partie de la zone d'activités de Pigeot-Montrambert, là où l'on extrayait autrefois le charbon. On voit qu'il reste de l'espace à occuper, bien desservi par une voierie confortable (voir l'article de ce blog sur la reconversion des anciens sites industriels et miniers).
On repère plus loin le viaduc autoroutier franchissant la vallée de l'Ondenon, mais on distingue plus difficilement les différentes parties de la ville, dont le centre reste en dehors de l'image. Voir aussi le pylone du Guizay, qui se dresse dans l'axe de la grande rue de Saint-Etienne. Même remarque que précédemment au sujet des lotissements  sur le côté sud du val d'Ondaine. 
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Mais revenons en arrière en quête d'un point de vue sur le Chambon-Feugerolles....
A 800 m. à l'ouest de la Madone, voici un bon chemin piétonnier descendant vers la ville : il ouvre enfin des perspectives sur le centre.
Il suffit de faire quelques dizaines de mètres.  Autour de l'élégant clocher "classique" de Saint Clément, voici au sud une partie du centre. En arrière, la cité de la Romière et son église dont on distingue clocher tout-à-fait à droite. A gauche, des voitures sur l'autoroute qu'on perçoit en tranchée. 
  



Regardons plus à gauche, vers le sud-est  : c'est la partie du centre ville reconstruite pendant les années 80, à la place d'un quartier où prédominaient la vétusté et le taudis, image disparue de la "rue sans joie" stigmatisée dans les années cinquante.
Au-delà, l'entrée du ravin du Valchérie, dont les eaux arrivent claires sur la place principale du centre ville. Culminant au milieu des arbres qui coiffent le versant à gauche (à l'est) du ravin, le château médiéval de Feugerolles se fait extrêmement discret dans le paysage.

Moralité en deux points : 
1 - Le belvédère ne tient pas les promesses que l'on pourrait en attendre du fait de son site exceptionnel. Un problème d'élagage. Plus tard, une table d'orientation ? Des panneaux de "lecture du paysage" ?
2 - Un cheminement serait possible sur ce rebord de plateau, agrémenté de quatre ou cinq belvédères ouvrant sur le val d'Ondaine des perspectives multiples et variées ; un parcours aérien, en somme. Au passage, il faudrait peut-être déranger quelques ruches entrevues près de l'orée du bois. Ainsi cet ensemble de beaux sites prometteurs serait-il aménagé en un agréable espace public, à quelques minutes de promenade du coeur urbain, et cela, je suppose, avec peu de moyens. Il yaurait même peut-être du bénévolat quelque peu écolo pour créer une promenade économe en carbone...
Il suffirait d'y penser...

René Commère, reportage inédit (photos comprises)  du 7 octobre 2008..

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