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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 10:55

      Il n'est pas fréquent de trouver côte à côte en pleine ville deux modèles aussi contrastés d'urbanisme des années 50-70.

     Les Appelous eux-même n'en ont guère conscience lorsqu'ils  passent de l'un à l'autre, à quelques mètres de distance - de part et d'autre de la rue Louis Blanc - , sans s'interroger sur les idéologies opposées qui les sous-tendent.

 

       Il serait bon de lire cet article comme un contrepoint de celui qui a décrit la Place du Centre (3 octobre), héritée du premier plan d'urbanisme (1955-65) de M. Claudius-Petit.

     

      C'est dans un esprit diamétralement opposé qu'à partir du milieu des années 70  la municipalité de M. Théo Vial-Massat entreprend de remodeler de fond en comble la partie du coeur urbain située entre la rue Jean Jaurès et la voie ferrée, laissée à l'écart de ce premier plan d'urbanisme.

     

      Mais rappelons les principales raisons de l'opération :

 

1 -  il fallait continuer l'éradication d'îlots insalubres et de taudis, prévue par le deuxième plan d'urbanisme (1965-75) adopté sous le mandat de Claudius-Petit ;

2 - il a fallu dégager de la place pour l'autoroute, dont le chantier est déjà bien engagé en 1976 ; on a fini de démolir en 1974 le quartier devant la gare, puis les maisons bordant l'ancienne rue du Champ de Mars.

 

 

devant la gare, pour faire place à l'autoroute, les derniers immeubles restant à démolir. Ce sera fait en 1974. Barre de Firminy-Centre en arrière-plan.

   avant les dernières démolitions aux abords de l'autoroute (au fond, la tour du "Vivarais" : la dernière de Firminy, achevée en 1974).                             

   

 

 

3 -  commencé avec la réalisation de Firminy-Centre, l'élargissement de la rue Jean Jaurès sur son côté nord doit se poursuivre en direction du Mas. Les dernières démolitions datent de 1978 : magasin Guyot, cinéma Palace. Il ne s'agissait pas toujours d'immeubles insalubres et irrécupérables.                                                                                                                                   

  de 1973 à 1975 les démolitions progressent ; elle atteignent la salle de la Plantée  (derrière l'immeuble du premier plan en 1973 )                                                                                                                                                             

 

La reconstruction commence dès 1979.

 

     Dans les bulletins municipaux, M. Vial-Massat déclarait vouloir en finir avec un "urbanisme trop brutal" comme celui de Firminy-Vert, des tours du quartier Saint Pierre, et de la place du Centre avec sa grande barre de douze étages. Pour la rénovation du centre, on oubliera la Charte d'Athènes, pour un retour à un urbanisme traditionnel, prétendument plus consensuel, en recréant un paysage de rues, de placettes, de toitures à double pente en tuiles , de façades devant-derrière, (il y aura donc des fenêtres au nord). Toutefois, on maintiendra le long de la rue principale l'idée d'une galerie marchande abritée.  

 

  

Le nouveau quartier de "La Plantée" vu depuis le parking de la gare. Au premier plan, la couverture anti-bruit de l'autoroute.

Pas de grande barre comme celle de Firminy-Centre qui se dresse à l'arrière-plan, ni de ces tours bannies de l'urbanisme depuis une certaine circulaire du ministre Guichard (1972). Mais sous des toitures plus "traditionnelles",  on a quand même densifié avec des immeubles de 7 - 8 étages. 

Enfin, ces balcons et fenêtres orientés au nord sont en contradiction avec les recommandations de la charte d'Athènes... et avec l'exemple donné par l'immeuble de la place du centre, à l'arrière- plan.

 

 

Entre les immeubles une placette vraiment sans ampleur, envahie par les voitures  en dépit du panneau qui la désigne (on le voit au loin au-dessus du toit de la voiture de gauche).

 

"La Plantée" ?

 

Une ancienne et vétuste salle de spectacles du quartier. On y a encore donné des représentations avant la mise en service de la Maison de la Culture en 1967.

 

Seul élément identitaire pour laisser trace d'un passé sans doute déjà ignoré des nouvelles générations.

 

Seule référence à une "tradition" déjà bien effacée après une génération.  

 

R. Commère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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