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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 11:28

      Le CILAC  est une association nationale dont l'intitulé définit l'objet :

COMITE D'INFORMATION ET DE LIAISON POUR L'ARCHEOLOGIE, L'ETUDE ET LA MISE EN VALEUR DU PATRIMOINE INDUSTRIEL.

    Il publie "ARCHEOLOGIE INDUSTRIELLE",  belle revue semestrielle diffusée par abonnements, ou sur commande à son secrétariat : BP 251, 56007 Vannes Cedex - (non vendue en kiosques) ; il distribue à ses adhérents des lettres d'information.

      On peut accéder à son site internet à l'adresse  : www.cilac.com.

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       Les 19 et 20 juin 2010, le voyage annuel du CILAC s'est intéressé à l'agglomération stéphanoise : le samedi, visites dans la vallée du Gier et au musée de la mine de Saint-Etienne ; le dimanche matin, découverte de la cité du Design et du Val d'Ondaine, avant de visiter l'après-midi le musée d'art et d'industrie.

      Ayant eu l'honneur de guider dans le val d'ONDAINE le groupe d'une quarantaine de personnes  venues de plusieurs régions, je propose de rappeler à leur intention, mais aussi pour tout public susceptible de s'intéresser à ce territoire, l'itinéraire de cette visite en bus, un peu rapide à mon gré car elle devait s'effectuer en deux heures trente.

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      1 - De Saint-Etienne, rue Agricol Perdiguier nous amène à l'entrée est de La Ricamarie : ancien territoire minier entièrement transformé après la fin de l'exploitatin charbonnière.

     Dès le rond-point, on observe au passage les deux sites miniers reconvertis dès la fin des années 70 :

     -  à droite, la zone d'activités du Crêt de Mars ( petites entreprises, commerces, hôtel),  

    -  un peu plus bas à gauche, le site de Bel Air-La Béraudière occupé depuis 1975 par une grande surface commerciale et ses parkings, opportunément installés sur les vastes surfaces et les crassiers horizontaux des puits Dièvre et Saint Dominique.

 

      2 - Route de Caintin : on longe des terrains voués au sport, puis à des entrepôts légers : minés par l'exploitation charbonnière, les sols n'auraient pu supporter sans risques des installations urbaines lourdes.

 

    3 - Un arrêt s'impose au monument du Brûlé, de l'artiste lyonnais Victor Caniato, érigé 1989 pour le 120 ème anniversaire du drame de 1869. (cf. dans ce blog l'article du 4 juin 2008 : "patrimoines miniers de La Ricamarie / le drame du Brulé").  

 

    4 - On longe ensuite le grand crassier Saint Pierre, masqué par les arbres. Rapide lecture de paysage à partir du giratoire Saint Pierre  ; disposant de plus de temps, les visiteurs auraient eu la possibilité de voir auparavant sur un grand panneau le plan d'aménagement de la zone Pigeot-Montrambert. Le puissant puits Pigeot a été démoli en 1989-90. De 1980 à 1990, la zone a été exploitée profonde découverte, remblayée (en partie avec les déblais de démolition des installations minières), puis après le temps nécessaire à la stabilisation du terrain, aménagée en zone d'activité en 1999-2000. Des entreprises ont commencé dès lors à s'installer. 

      Au loin, repérage du château d'eau de La Silardière....

 

     5 - Continuer vers le giratoire suivant dit "de Marseille" et de là vers la cité des Combes : cet itinéraire permet de mieux observer en arrivant le site de son implantation. On est dans la commune du Chambon-Feugerolles.

       Un court parcours à pied suffit pour découvrir l'organisation originale cette cité, réalisée par la Compagnie des mines au début des années 20 pour accueillir des mineurs de Pologne. Leur gouvernement considérait leur exil comme temporaire et a voulu qu'on les installe à l'écart de la population locale.  La cité se présente comme un petit village d'une quarantaine de pavillon individuels séparés, disposés en ovale autour d'un espace ouvert de jardins privatifs et de circulation piétonne.

 (voir dans ce blog les articles du 30 mai 2008 ( sur les friches industrielles reconverties à La Ricamarie et au Chambon-Feugerolles - et des 4 et 18 juin 2008 sur les patrimoines miniers de La Ricamarie)sur les patrimoines miniers de La Ricamarie)

       Continuant pour revenir au giratoire  Saint Pierre, on signale au passage les extensions de la cité des Combes vers les vallons voisins, où cette fois les pavillons s'alignent en une seule file. Un wagonnet de mine est exposé à l'entrée de leur impasse.

 

    6 - Du giratoire St Pierre, par la rue Jean Pierre, aller prendre en tournant deux fois à droite la rue Rémi Moïse qui descend à travers le lotissement industriel incomplètemet occupé ; Le soin apporté à son apparence paysagère  (bordures de voierie jardinées avec arbustes d'ornement) doit inverser l'image de "pays noir". On passe exactement à l'emplacement de l'ancien puits Pigeot, énorme masse de béton totalement  démolie en 1989-90 sans laisser la moindre trace.

    Prenant à gauche la rue Michel Rondet, on arrive vers d'anciens bâtiments d'administration minière et de l'école de la cité de Pontcharra (deux immeubles collectifs de 4 étages). Dans l'un des bâtiments fraîchement repeint, la mosquée du quartier(sans minaret). 

 

    7 - Le chevalement à deux molettes du Puits du Marais, conservé et mis en valeur monumentale sur un giratoire. cf dans ce blog les deux articles sur ce site.

 

     8 - lotissement industriel de la Silardière, auquel on accède en prenant à droite après le passage sous la voie ferrée. Aménagé après la disparition :

    - de la cokerie (1976) dont il ne reste que le château d'eau (conservé grâce aux bureaux installés à l'intérieur et à l'hôtel construit à côté de l'autoroute),

    - du puits Flottard (1983).

    Lotissement rempli en 1987, sans aménagement paysager ; le principal problème était le raccordement à l'autoroute...

 

     9 - Halle Crozet-Fourneyron : arriver rue Crozet frères ; après le pont sur l'autoroute, puis prendre tout de suite à droite puis à gauche (rue Clarholz). 

  (sur cette halle de 1912, aux très grands vitrages, cf. l'article de Luc Rojas dans Archéologie industrielle n° 57, décembre 2007 ; voir aussi l'article du 11 juillet 2007 dans ce blog.)

 

    10 - Pour gagner à la sortie ouest du Chambon-Feugerolles le site des usines métallurgiques Claudinon (créées en 1852, fermées en 1966), revenir prendre à gauche la rue Victor Hugo ; au rond point, à droite pour franchir d'autoroute ; aller prendre en face de la gare l'avenue Ch. De Gaulle, la suivre jusqu'aux berges de l'Ondaine qu'on longera vers la gauche : on longe le  tout nouveau lycée Testud 'de la mode et de l'habillemement", inauguré fin 2009 ; il était primitivement installé dans l'ancienne villa Claudinon, belle maison de maître que l'on verra conservée à côté du lycée  et dont la réutilisation n'est pas encore définie. 

      Site Claudinon : occupait le côté nord de la rue de la République ; après les bâtiments restants  utilisés par une entreprises de verrerie, "la Forge" est un atelier (belle charpente)réaménagé en salle des fêtes (voir panneau sur le parking devant la Forge) ; en face, côté sud : alignement d'habitations collectives destinée aux ouvriers de Claudinon. 

       Arrêt facile sur le parking de La Forge, d'où l'on peut voir de l'autre côté de l'Ondaine l'ancien mur de clôture de l'aciérie, qui s'était agrandie au-dessus de la rivière couverte d'une épaisse voûte. De récents travaux ont remis l'Ondaine à l'air libre.

 

     11 - Zone d'activités du Bec. 

     Continuer vers Firminy et prendre à gauche la rue de Bergognon jusqu'au rond-point (orné d'un palan venant de Crozet-Fourneyron). Tourner à droite  rue Lavoisier (traversée de la coulée verte) et finalement encore à droite la rue André Citroën (bordures gazonnées et fleuries).

     Intérêt : à la place de l'ancienne centrale thermique du Bec, créer un nouvel espace de travail dans un environnement paysager qui soit l'un de ses "faire-valoir". Une coulée verte au milieu d'usines de belle  apparence architecturale, tenues de verdir leur terrain et de n'exposer du côté rue aucun élément inesthétique (déchets, cuves, matériaux, stocks et même parkings). 

cf dans ce blog : La Ricamarie et le Chambon-Feugerolles : friches reconverties (30 mai 2008).

  

     12  - ancien bureau des mines de Monterrad. Reprendre vers Firminy la rue de la Malafolie. Au n° 68, les extrémités des tirants en fonte  qui consolident l'ancien bureau représentent les outils du mineur. 

 

     13 - Avant d'aller vers les aciéries de Firminy ( ancienne usine Verdié), un détour vers le site du patrimoine Le Corbusier pour voir au minimum la forme sculpturale de l'église Saint- Pierre, oeuvre posthume commencée en 1973 et terminée seulement en 2006 après un très long abandon du chantier. (cf plusieurs articles et pages dans ce blog en particulier la série sur "les détours d'une reconnaissance patrimoniale") .

 

        14 - Sites d'ex-Creusot-Loire (faillite en 1983). 

    A son sujet, cf par René Commère :"inventaire archéologique de l'ancienne usine de l'Ondaine" dans Archéologie industrielle n° 46, juin 2005.

 

     a / dans les anciennes aciéries de Firminy. Le meilleur point d'observation pour commenter le site (à travers les fenêtres du bus si nécessaire) est dans la rue du Colonel Riez ; à droite (côté est), la zone dans laquelle a subsisté l'activité industrielle : forges d'Aubert et Duval, Clextral, laminoir à foid d'Arcelor-Mittal ; à gauche, la zone entièrement reconvertie depuis la fin des années 90, dans laquelle subsiste, inoccupé, l'imposante halle de ce qui fut la "moyenne forge". 

       En avançant devant le "centre urbain" de Cote Quart, on peut voir de plus près la tour de trempe, accolée à l'atelier de trempe d'Aubert et Duval (cf dans ce blog les articles à son sujet).  

     Un demi-tour est possible au rond-point dans la rue Jean Jaurès. Prendre au retour la rue Elisée Reclus qui longe l'Ondaine.  

 

       b / ancien site Holtzer. Au bout de la rue E. Reclus, prendre au rond-point la rue Charles de Gaulle, voie récente qui traverse l'ancien site des usines Holtzer. On arrive devant la première maison des Holtzer (1833 : voir le linteau).

      Autres éléments du site : la caserne ouvrière de 1861, bien visible depuis la place du Vigneron (rue Boussingault) ; du château Holtzer, masqué par les arbres, on ne voit au bord de la ue Holtzer que le pavillon de la conciergerie. Les Holtzer avaient en fait réalisé autour de l'usine une sorte de "company-town" assez exemplaire.

 

   cf. pour plus d'informations mon ouvrage : "Mémoires d'acier en Ondaine" (2000, publications de l'Université de Saint-Etienne. 

 

    Retour à St-Etienne par Roche la Molière avec des apercus sur les habitats hérités de l'époque minière, leurs seuls vestiges après la disparition des puits d'extraction dont le plus massif et imposant était le puits Charles (à côté de la cité du Pontin).

 

           _____________________________________________________________

 

Bien entendu, chaque site pourrait mériter une visite moins superficielle. Pour le guide, le temps disponible des visiteurs est toujours trop bref ! Et je remercie leur diligence, grâce à laquelle le programme a pu être accompli pour le mieux.

 

     René Commère.

 

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