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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 10:18

Découvrir Unieux, ville de rencontre avec la nature.

 "Unieux, vous voyez ? - Ah ! cette rue interminable entre Firminy et les gorges de la Loire ! - Mais encore ? - Vous savez, quand on y passe, c'est qu'on est pressé de quitter la ville, d'aller se mettre au vert. Et au retour, rien à voir, rien à y faire. En plus, depuis quelques années, avec la nouvelle déviation, on passe encore plus vite..."

Imaginaire, un tel dialogue ? Pas si sûr. En traversant Unieux, beaucoup n'y voient qu'une banlieue tentaculaire de Firminy. Et arrivé au bord de la Loire, on a l'impression d'avoir laissé Unieux derrière soi, alors qu'on y est encore, côté "nature".

Présenter Unieux, c'est donc s'intéresser aux deux visages de son territoire, le vert et l'urbain.

 1 - Unieux côté nature : les gorges de la Loire et leurs abords.

Au sortir des villes de l'agglomération stéphanoise, c'est presque sans transition qu'on découvre l'environnement des gorges de la Loire. Brusquement, les vigoureuses pentes boisées encadrent les perspectives ouvertes par le fleuve. Mieux, on entre dans un site classé, et bientôt dans la réserve naturelle volontaire qui s'étend jusqu'au barrage de Grangent, où  l'impact humain est limité et contrôlé. L'étroit goulet par lequel l'Ondaine va confluer avec la Loire isole la curieuse "presqu'île" des Echandes, dont l'ancien hameau aménagé en auberge de jeunesse héberge visiteurs et touristes.

Dominé par le haut pylône du pont suspendu reconstruit en 1989 (le "pont du bicentenaire", annoncé en son temps comme un avant-modèle du pont de Normandie), le site du Pertuiset vous accueille, avec sa charge d'histoire. Jadis s'échelonnaient en effet le long de l'Ondaine des ateliers utilisant la force de la rivière : fenderie, moulins, moulinage, scierie. Passé le confluent, le port de la Noirie (noyé depuis 1957 par la retenue du barrage de Grangent ) servit à l'embarquement du charbon sur les célèbres Rambertes, avant l'avènement du chemin de fer. Après le percement du tunnel conduisant au premier pont suspendu lancé sur la Loire en 1842 (l'un des tout premiers en France, que dessina Jules Verne), l'attrait des rives du fleuve, accessibles par la nouvelle route, plus tard par le train (la ligne arriva en 1866) et finalement par le tramway (électrifié en 1906), engendra une floraison de cafés-restaurants et d'hôtels, dont la clientèle stéphanoise ne fut pas la moindre.

Si les berges noyées du fleuve n'ont plus l'attrait d'antan, les cafés et restaurants sont toujours là, près du viaduc jadis emprunté par les trains reliant Firminy à Saint-Just sur Loire, avant que la ligne disparaisse dans le lac.

Non loin, le "moulin de la Fenderie" est le dernier témoin des industries passées. Dans cette modeste minoterie, entraînée par une turbine jusqu'à la fermeture en 1991, la machinerie du 20ème siècle reste intacte : une curiosité pédagogique et touristique pour les visiteurs peu au courant de la mouture industrielle pratiquée depuis la fin du 19ème siècle avec des machines à cylindres, au lieu des meules traditionnelles des moulins ruraux.

Au sortir du bourg d'Unieux, il faut aussi découvrir la piste forestière piétonne du Dorier, aménagée en 1992 pour prévenir des incendies de broussailles tels que celui de 1984. Encadrés par leurs maîtres et par des forestiers, les enfants des écoles y ont plusieurs fois planté des arbres, pour reconstituer des morceaux de forêt. En balcon sur le lac de Grangent, cette confortable et magnifique promenade peut se prolonger sur plusieurs kilomètres, jusqu'à Saint Victor. D'où une réputation qui dépasse le cadre local, puisqu'elle attire souvent de lointains clubs de randonneurs. De là, d'amples vues panoramiques sont à découvrir si l'on gravit le sommet du Dorier (650-680 mètres). C'est plus difficilement qu'on accède plus à l'est, au profond ravin de l'Egotay, un morceau peu connu et à peine fréquenté de nature quasi sauvage.

On trouvera plus facilement, lové dans un vallon évasé, le dynamique centre équestre d'Unieux, synthèse de l'environnement rural et du loisir urbain. 

 2 - Unieux, côté ville.

C'est le cadre de vie des 8500 Unieutaires.
Si l'on en croit les conclusions d'un diagnostic social réalisé en 2004, résumé dans le bulletin municipal de janvier 2005, la plupart semblent apprécier l'environnement de leur commune, ses équipements, ses services publics et les commerces de proximité. L'impression globale est qu'on se sent bien à Unieux. Mais d'un quartier à l'autre, les avis apparaissent plus nuancés, et cela peut se comprendre si l'on s'intéresse quelque peu à leur histoire.

 - Le bourg est l'ancien centre, le village qui donna son nom à la commune lorsqu'elle a été créée en 1794 pour ses 786 habitants. Village don les fondateurs avaient bien choisi le site : sur une colline à portée de marche de la plaine de l'Ondaine, loin des risques d'inondations, et en bordure du plateau agricole et vallonné qui s'abaisse peu à peu depuis Roche la Molière. Surtout, à 475 mètres, exposé au sud et à l'abri du massif du Dorier, il jouissait d'un microclimat (toujours apprécié) qui a valu à cette partie d'Unieux le qualificatif de "perle de l'Ondaine" ou de "petit Nice", avec son ciel souvent lumineux capable de faire fructifier des vignes !

Las de payer pour restaurer l'église de Firminy, leur ancienne paroisse, les villageois décidèrent en 1828 d'en construire une. Suivirent les écoles, dont la mairie-école en 1852 (le bâtiment reconverti en habitations existe toujours).

Malgré sa position à l'écart des itinéraires qui se sont perfectionnés au fil du siècle dans la vallée, le bourg demeura le chef-lieu des multiples hameaux dispersés dans les collines, nommés sur la célèbre carte de Cassini de la fin du 18ème siècle : la Ronzière, l'Hôpital (du nom de l'ancien domaine des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, lieu d'accueil des pélerins vers Le Puy et Saint Jean de Compostelle), Triolière, Les Planches etc...

Mais sa centralité se trouva confrontée dès le 19ème siècle à l'éclosion de nouveaux quartiers autour des usines métallurgiques. Ainsi, en 1886,  le local dans lequel les propriétaires de l'aciérie Holtzer installèrent le premier bureau de poste de la commune était à côté de l'usine, non de la mairie. 

- Loin du bourg, de nouveaux quartiers industriels.

Sur le plan urbain, l'industrialisation est à l'origine de la déroutante structure multipolaire du territoire communal, un héritage encore sensible dans la mesure où bien souvent les quartiers se connaissent mal les uns les autres, comme l'ont observé les enquêteurs du diagnostic évoqué plus haut..

Autour de l'aciérie Holtzer.
Venu d'Alsace, Jacob Holtzer installe en 1829 son première établissement métallurgique sur un bief de l'Ondaine. Un site bien repérable, puisque l'immeuble originel d'habitation et de bureaux est toujours là, avec sa belle et sobre architecture datée de 1833 par une inscription gravée sur le linteau de la porte d'entrée. Très vite renommée pour ses aciers à outils, l'usine prospère et recrute des ouvriers, parfois jusqu'en Alsace pour les plus qualifiés. Ainsi se développe le quartier du Vigneron
, à distance de marche à pied du lieu de travail. On peut encore lire dans le paysage la hiérarchie sociale de cette époque : en haut, dans son parc dominant la plaine, symbole du pouvoir et de la réussite, le "château" achevé en 1864 ; à l'écart, dans leurs jardins le long de l'Ondaine, des demeures d'ingénieurs ou de contremaîtres ; aux portes de l'usine, les "casernes" ouvrières, dont celle de 1861 (date gravée sur le porche d'entrée), la mieux conçue, a échappé aux démolitions et reste toujours habitée après avoir mérité plusieurs restaurations. N'oublions pas qu'il eut aussi au voisinage les tristes taudis observés par Emile Zola en 1900 enquêtant pour son roman "Travail".

Au 20ème siècle, la rue principale du quartier, jalonnée de commerces et desservie par le tramway (Firminy-Le Pertuiset), a été un axe d'extension urbaine linéaire en direction du bourg.

Près des aciéries de Firminy
D'autres quartiers, Sampicot, Côte-Quart, Combe Blanche
, se sont constitués aux limites sud du territoire municipal, en rapport avec les Aciéries de Firminy créées en 1853 par Félix Verdié. Relativement séparés du reste de la commune, ces lieux d'habitations ouvrières pauvrement bâties (voir encore Zola !) ont eu leur vie propre, leurs commerces, leurs multiples cafés, une école en 1888, un lavoir municipal en 1922, l'église paroissiale en 1950. La Municipalité y a développé à partir de 1961 le "Centre urbain" culturel et sportif de Côte Quart, autant destiné à l'épanouissement de la vie locale qu'à servir à tous les Unieutaires, comme cela a été le cas des tennis couverts inaugurés en 2004.

Isolé au nord-est du territoire, la Croix de Marlet est un autre quartier à tendance centrifuge, développé en rapport avec les mines de Roche la Molière toutes proches. Situé sur la ligne d'autobus reliant Firminy à Roche la Molière, aucun transport en commun ne le joint au reste de la commune.

- Les nouvelles extensions urbaines au cours du dernier demi-siècle.
C'est le temps des HLM et des extensions pavillonnaires. De classiques barres
de logements HLM accompagnent la croissance démographique de l'après-guerre et contribuent à remplacer de trop nombreuses habitations insalubres. Mais on sut éviter à Unieux de trop concentrer ces nouvelles constructions, la municipalité veillant à ce qu'elles soient réparties au plus près des quartiers et des équipements scolaires existants .

Une exception, le Val Ronzière, un quartier de 271 logements HLM créé de toutes pièces entre 1965 et 1971 à l'écart du bourg et des vieux sites industriels, avec ses écoles, son centre social, sans pour autant réussir à fixer des commerces de proximité.

Enfin, à partir des années 80 enfin, l'accélération des emprises pavillonnaires, déferlant d'abord sur les versants tournés vers la vallée avant de déborder de façon plus sporadique sur les plateaux, a contribué à garnir des intervalles vacants entre les quartiers.

Bilan
Pour donner la mesure du renouvellement immobilier, notons qu'au recensement de 1999, 75 % des 3600 logements étaient postérieurs à 1945 (département : 62 %). A parcourir les collines où se poursuit la conquête pavillonnaire, on imagine que ce pourcentage est aujourd'hui dépassé. Notons aussi qu'Unieux est l'une des rares communes de l'agglomération stéphanoise qui ait enregistré une augmentation de sa population au recensement de 1999.
 

.Afin de donner plus de cohérence urbaine à un ensemble encore désarticulé, le plan d'urbanisme des années 60 préconisait la réalisation d'un continuum bâti, tout en préservant sur les plateaux et collines de la partie orientale du territoire une bonne part d'espaces ruraux. C'est à peu près ce qui s'est fait au fil des ans, de Sampicot au Pertuiset en passant par le bourg et le Val Ronzière, sans toutefois empêcher ailleurs l'amorce d'un certain "mitage" résidentiel.

La quête d'un centre : en 1964, un nouveau site pour un Hôtel de ville moderne.
Le choix municipal se porta sur un lieu mieux situé que l'ancien bourg, tenant compte de la configuration urbaine envisagée et du futur centre de gravité du peuplement. La meilleure accessibilité joua donc en faveur d'un emplacement sur la principale artère de la circulation communale (Vigneron-Le Pertuiset).

C'est donc un hôtel de ville d'architecture résolument moderne qui a été réalisé, ce qui lui a valu d'être inscrit 2004 au titre du patrimoine du 20ème siècle. Autour de ce symbole quelque peu futuriste dans son allure corbuséenne, on souhaitait que se cristallise au fil du temps un nouveau centre ville, groupant les fonctions administratives essentielles, les principaux services, et des commerces. Vocation confortée avec les réalisations de l'Hôtel des postes (1966), du collège d'enseignement secondaire (1969), du gymnase Anatole France (1973), de la bibliothèque municipale et du CLAJ (animation jeunesse,1982). Il faut reconnaître qu'à ce jour, les services publics contribuent plus à la nouvelle centralité que les commerces, mais cela se comprend en raison des difficultés du commerce de détail. En outre, on sait que certaines évolutions urbaines demandent du temps.

Enfin, la question de la centralité a changé d'échelle avec le traitement urbain d'une désindustrialisation qui n'était pas prévue à l'origine.

 3 - La récupération urbaine des friches industrielles.

Le désengagement de Creusot-Loire, repreneur final des anciennes aciéries, a débuté en 1977 avec la vente du château Holtzer à une communauté religieuse, au grand dam de la municipalité trop impécunieuse pour l'acquérir, et dépitée de ne pas pouvoir transformer le parc en promenade publique. En 1990-91, les bulldozers rasent l'essentiel du site métallurgique Holtzer, à l'exception de quelques ateliers et de la zone des bureaux aménagée pour l'accueil d'activités tertiaires. Une nouvelle voie rapide départementale a pu être ouverte à travers les friches à la fin des années 90, soulageant l'artère centrale d'une circulation qui devenait insupportable après l'ouverture du nouveau pont du Pertuiset aux poids lourds. De part et d'autre, de nouveaux espaces ont été lotis à des établissements commerciaux (une petite partie reste encore en friche).

Surtout, la Municipalité a disposé d'espaces pour de nouveaux immeubles d'habitation, et pour créer la belle place du Vigneron, qui semble inspirée de celle de Sienne. Une naissance de Vénus, du sculpteur Albert Louis Chanut, en acier inoxydable offert par Ugine-Inox (établissement unieutaire situé dans les anciennes Aciéries de Firminy, aujourd'hui détenu par Arcelor-Mittal) orne symboliquement la fontaine de Guy Lartigue. De plus, à deux pas du "centre ville", un vaste espace de loisirs et de verdure est venu compléter le stade Buffard. Enfin, depuis 2007, une nouvelle et belle médiathèque a été construite sur une rue ouverte entre la voie rapide et l'ancienne rue principale. Tout cet ensemble paraît donc conçu pour faire désormais partie du "centre ville" initialement imaginé, mais encore assez confusément perçu, tant par les Unieutaires que par ceux qui transitent par l'ancienne route ou la voie rapide.

 

 4 - Environnement, culture et patrimoine.

Une nouvelle urbanité ne se conçoit guère sans un contexte environnemental, culturel et, si possible, patrimonial. -

L'Ondaine retrouvée

Dépassant les capacités d'initiative communale, la pollution de l'Ondaine était un grave problème, et source constante d'odeurs nauséabondes. La station d'épuration du Pertuiset (1974-77) a d'abord été destinée à traiter les eaux avant leur rejet dans le lac de Grangent. Pour qu'elle ne déshonore pas le site et ne rebute pas les promeneurs, les bâtiments techniques ont été conçus dans le style des constructions régionales, et un strict avec un cahier de charges a imposé l'élimination absolue des odeurs. Au passage le long de la station, des panneaux illustrés renseignent sur son fonctionnement.

Mais il a fallu attendre la mise en service d'un collecteur dans toute la vallée, en 1994, pour que l'Ondaine cesse d'être un malodorant égout à ciel ouvert. Dès lors, les truites absentes depuis belle lurette sont de retour.. 

 

L'animation culturelle.
Impossible de détailler ici les initiatives culturelles et sportives Unieutaires, sous l'impulsion de la Municipalité et de nombreuses associations. Le fait le plus marquant par son prestige est le festival des lauréats de la Fondation Cziffra, lancé en 1994, qui renouvelle à chaque printemps des prestations musicales exceptionnelles. Mais il faudrait aussi évoquer, dans des locaux accueillants, des expositions très appréciées comme clles des artistes locaux, Enfin le cinéma de Côte Quart (le Quarto) projette confortablement les films à la mode et propose occasionnellement un florilège de spectacles.
 

 

Et le patrimoine ?
Le classement de l'Hôtel de ville a ravivé la question du patrimoine, d'autant que tout près se situe l'ensemble Le Corbusier de Firminy, promis à un classement par l'UNESCO dans le patrimoine de l'humanité, et dont l'église, depuis son inauguration en 2006, est devenue un pôle important d'attraction culturelle et touristique.

Il serait faux de penser qu'en dehors de l'Hôtel de ville, il n'existe rien à Unieux. On peut considérer les témoins de la brillante histoire métallurgique initiée par Holtzer, dont les aciers eurent dès 1870 une réputation internationale. Dans le paysage, il en reste ce qui a été mentionné à propos du quartier du Vigneron (voir ci-dessus), particulièrement le château Holtzer, du second empire, contemporain de la caserne ouvrière, un des plus anciens spécimens d'intervention du paternalisme patronal en matière d'habitat. Il faudrait y rattacher ce qui existe à Fraisses (château Dorian, cité Holtzer, laboratoire de 1931).
Si les ateliers décrits par Zola ont disparu, et s'il est trop tard pour regretter que le laminoir arrêté en 1989 n'ait pas pu être conservé comme témoin technique et inspirateur d'une page littéraire, du moins a-t-on su valoriser son volant d'inertie, trop massif pour être évacué par les bulldozers de la démolition, en l'installant au centre du rond-point situé devant le moulin de la Fenderie. Des images de l'ancienne usine ornent son support. Un panneau rappelle le passé métallurgique révolu.

Conservé aussi, par un heureux concours de circonstances, le moulin de la Fenderie, dont on s'aperçoit qu'il constitue un des très rares témoins en France de la minoterie du 20ème siècle. L'expérience touristique nous a appris que les visiteurs, à condition de franchir le seuil et de se donner quelques minutes pour suivre le guide, vont de découverte en découverte à mesure qu'ils montent les étages et se font expliquer le fonctionnement de l'installation. Sait-on qu'aux Grands Moulins de Paris (proches de la Bibliothèque François Mitterrand), en cours de reconversion pour l'Université de Paris VII, on va renoncer par manque de moyens à conserver en état de marche une colonne de machines qui aurait pu être destinée à des visites techniques et touristiques ? On pourrait donc venir à Unieux pour voir une minoterie. D'autant plus qu'une toiture toute neuve a recouvert en 2007 la  partie la plus ancienne du site, celle du moulin antérieur au 20èmes siècle.

Deux mots sur les murs peints consacrés à des souvenirs d'histoire industrielle. A Sampicot, c'est un atelier d'usinage photographié en 1918 chez Holtzer. Au Vigneron, sur le pignon nord de la "caserne", ce sont des évocations stylisées de machines sidérurgiques.

Reste ce grand édifice incrusté dans le paysage au sud d'Unieux, à la limite de Firminy : la tour de trempe construite dans les années trente par les aciéries de Firminy. C'est une construction d'un type unique en Europe, et peut-être dans le monde, ce qui justifierait son adoption comme élément de patrimoine, sans compter la forte signification identitaire qu'il peut avoir localement. Car le patrimoine, tel qu'on le comprend dans le cadre des "journées patrimoine", ce sont des biens reconnus et appropriés par la collectivité pour leur valeur historique, esthétique ou culturelle. Or on sait que les peuples sans mémoire n'ont pas d'avenir.

 Alors, si vous passez par Unieux, ne pensez-vous pas que cette ville, moins banale qu'il ne semble, mériterait un peu plus d'attention ?

 René Commère.

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