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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 16:33
     Quittez le val d'Ondaine et Unieux en direction de l'ouest : un changement radical de paysage vous attend dans les gorges de la Loire, au lieu-dit Le Pertuiset. 
     Jusqu'en 1989, le contraste avec la vallée industrielle qu'on laissait derrière soi était d'autant plus fort qu'on débouchait dans les gorges par un étroit tunnel. C'est encore le cas si l'on passe par le chemin de fer (ligne Firminy-Le Puy en Velay).
     La construction d'un nouveau pont sur le fleuve s'est accompagnée depuis vingt ans de l'ouverture d'une large tranchée pour ouvrir le passage à une circulation routière plus intense en direction d'Aurec et des plateaux de l'ouest forezien
.
     Le pont traverse le lac de retenue du barrage de Grangent, mis en eau en 1957 :
ce qui fut comme un sacrifice en faveur de la production électrique, car les berges de la Loire sont devenues moins accueillantes, alors que jadis, elles étaient pour les habitants des villes industrielles voisines un lieu de loisirs et de baignades.     
     Restent les paysages d'une nature encore intacte : une grande partie des versants encadrant le fleuve, classée en espaces naturels protégés, offre de nombreux itinéraires de randonnées.
      Le pont actuel date de 1989. Deux autres l'ont précédé depuis 1842.  Auparavant, ce sont des  barques de passeurs qui faisaient traverser la Loire, non sur le site actuel, mais plus en aval, au confluent de l'Ondaine du fleuve, ou plus en amont, à Saint Paul en Cornillon.
    Ce pont suspendu fut parmi les premiers de ce type construits en France : dans son ouvrage de 1850 sur la géographie de la France, Jules Verne l'a représenté comme l'un des symboles du progrès scientifique et technique.    
    
      La portée était de 100 mètres, la largeur de 2,20 mètres. 
     Pour accéder au pont, il fallait traverser l'obstacle rocheux qui séparait encore à cet endroit la vallée de l'Ondaine et celle de la Loire. Le tunnel fut alors percé par des mineurs. Le pont fut à péage jusqu'à son rachat en 1884 par le Département.
     En 1934, ce pont se révéla insuffisant pour faire face à l'augmentation du trafic. Par exemple, pour l'emprunter, les autocars faisaient descendre leurs passagers car il fallait alléger au maximum le véhicule. Des images de l'époque rappellent aussi que la chaussée étant trop étroite, un côté du car devait rouler sur le trottoir.
     On consolida donc les piliers, on renforça les câbles qui furent, du côté est, ancrés dans le versant au-dessus du tunnel. Un tablier métallique remplaça le tablier en bois.


     




    En 1987, il s'avéra que les câbles d'acier étaient devenus cassants et donc fragiles en cas de gel intense. Le pont devenait donc dangereux, surtout en hiver. D'autre part, il ne pouvait être autorisé au passage des poids lourds, auxquels s'imposait un long détour par Saint Just-Saint Rambert pour accéder au plateau de Saint Bonnet le Château. 
     C'est donc dans une relative urgence que le Conseil Général du département dut décider de construire un nouveau pont. Il fut demandé aux entreprises de prévoir une étude architecturale d'insertion dans le site. 
     Le projet retenu fut apprécié pour son aspect innovant : un pont suspendu haubanné, porté par un seul pylone de béton précontraint (hauteur : 48,5 mètres) enjambant la chaussée. Cela constitua ultérieurement un modèle pour le pont de Normandie. 
      Inauguration le 28 janvier 1989, sous le nom de "pont du bicentenaire". 
      Un ouvrage désormais accessible aux poids lourds, ce qui allait avoir pour conséquence d'intensifier le trafic dans la traversée d'Unieux et de contraindre à l'aménagement d'une nouvelle voie rapide, pour laquelle les anciens sites de l'aciérie Holtzer pourraient être utilisés.
                                                    
   






L'image de droite est prise à peu près du même point d'observation que celle de Jules Verne.






    
     Pendant l'année 1989, on a pu voir les deux ponts côte à côte.

                                                                                                                                    




















              Conclusion : 
Une visite dans les gorges de la Loire, c'est une invitation à la promenade, à la découverte de belvédères exceptionnels (depuis Chambles, depuis le Dorier, depuis Essalois etc...),  de paysages végétaux et de faunes préservés, et d'une architecture innovante qui a fait école...
     Dans le site, une auberge de jeunesse refaite à neuf (Les Echandes), installée dans un ancien hameau, dans unsite isolé qui fait penser à une sorte de bout du monde. Mais aussi, à proximité immédiate,  des gîtes ruraux accueillants...
   A proximité, le moulin de la Fenderie (hors ouvertures quotidiennes en juillet et août, visites de groupes sur rendez-vous : office de tourisme à Firminy).
    N'oublions pas les restaurants....mais ils sont moins nombreux qu'autrefois, et il n'y a plus d'hôtel.
         R. Commère.

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