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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 10:04






















               
            Le belvédère est aisément accessible pour les véhicules légers. :
     - soit en passant par le très sinueux "chemin de Marseille au Pin", qui se prend en haut de la rue Joliot Curie : une voie étroite mais pittoresque qui ressemble à un chemin de montagne,
     - soit par la route du Pin, plus rectiligne mais non moins raide ; peut-être accessible à des bus pas trop gros, mais avec précautions. 
     La dénivelée n'étant que d'environ 100 mètres (de 460 en bas du versant à 579 m. sur le site), la montée  pédestre est facile par le cimetière de Fraisses.

    Depuis quelques années, le site a été aménagé avec panneaux et tables d'orientation, dans le cadre des actions de valorisation paysagère de Saint Etienne Métropole.
     Le premier aménagement de ce site remonte à l'installation d'une statue de la vierge Marie, le 24 octobre 1948. Une inscription discrète sur le côté du monument précise qu'il fut inauguré en présence du Cardinal Gerlier, archevêque de Lyon (le diocèse de Saint Etienne n'existait pas encore). Voilà donc soixante ans que la vallée de l'Ondaine est "sous protection".
















     De là, une inscription énumère les onze clochers que l'on peut repérer ; il manque évidemment à la liste l'église de Le Corbusier à Firminy, terminée en 2006, mais aussi au Chambon-Feugerolles, l'église du Bon Pasteur de La Romière, datant des années soixante.
     De là, aussi, le visiteur peut se remémorer les grandes figures de l'ère industrielle, du moins celles des capitaines d'industrie de la métallurgie, ceux qui ont apporté dans la vallée leur remarquable esprit d'invention et d'innovation. Famille Holtzer, et Félix Verdié, fondateurs des aciéries d'Unieux et de Firminy ; Félix Dorian, qui fut aussi député républicain de la Loire à la fin du Second Empire et même ministre de la défense Nationale pendant le conflit de 1870-71 ; James Jackson, appelé d'Angleterre par Napoléon Premier pour apporter de nouveaux savoir-faire dans la production d'acier, et dont les usines prospérèrent sous la Restauration au Chambon-Feugerolles et dans la vallée du Gier ; Benoît Fourneyron, inventeur de la turbine hydraulique grâce à laquelle on démultiplia dans le monde entier la production d'énergie à partir de la force de l'eau ; Georges Claudinon, fondateur de l'aciérie du Chambon-Feugerolles.
     Par leurs implantations industrielles, concurremment avec les mines de chabon, ils ont façonné les paysages et l'organisation spatiale de la vallée. Si beaucoup de leurs établissements ont disparu avec la grande crise de la fin du 20ème siècle, on peut encore en déceler maintes traces dans le territoire actuel.
     Mais les vues très générales du panorama ne permettent pas de bien les repérer. c'est toutefois ce que j'ai essayé de faire sur la photo suivante.

  

      Un trait jaune encadre au premier plan ce qu'il reste d'une partie des anciens établissements Holtzer, c'est-à-dire les extensions réalisées au 20ème siècle dans l'ancien parc du château Dorian (grignoté aussi par un stade dont on voit la tribune au premier plan). Une partie de ces ateliers sont encore utilisés par diverses entreprises métallurgiques ou para-métallurgiques.
     Au secon plan est encadré le site des anciennes aciéries de Firminy, dominé au milieu par la tour de trempe (voir les articles de ce blog à son sujet) ; à droite, l'aciérie fonctionne toujours ; à gauche, les installations autour du laminoir à froid aujourd'hui tombé dans le giron d'Arcelor Mittal. L'ensemble est la partie la plus représentative de ce qui a été le site de Creusot-Loire-Ondaine et avant de la CAFL (voir son histoire dans mon livre "Mémoires d'acier en Ondaine", presses de l'Université de Saint-Etienne, 2000).
     Au fond de l'image, une des forêts de l'Ondaine et (encadrée) en arrière, la décharge contrôlée du Pâteux qui récupère et traite aussi écologiquement que possible une grande partie des déchets de la région.
























    Autre élément du patrimoine industriel repérable depuis le belvédère : le site fondateur des aciéries Holtzer, installées en 1832. La maison marquée "1833" a été la première habitation de Jacob Holtzer et a abrité les premiers bureaux de l'entreprise. On lit encore la date sur le linteau de l'édifice. A gauche, le bâtiment sombre marqué "CA" est l'une des casernes ouvrières construites au 19ème siècle à côté de l'usine. Au milieu, le pavillon d'entrée du parc du château Holtzer, construit en 1862-63 ("CH" sur la photo). Au premier plan, au-delà de la rangée de peupliers, la voie rapide des années 1990 qui a été réalisée à l'emplacement d'anciens ateliers (laminoirs, forge, etc...) de l'aciérie.

    Pour finir, la vue générale d'Unieux, étagé sur ses collines et dans la plaine de l'Ondaine. La douceur des reliefs tient au fait que l'érosion les a façonnés dans des roches sédimentaires peu résistantes du grès houiller, datant de l'ère primaire. Mais les hauteurs du Dorier et les versants plus raides des gorges de la Loire sont redevables de leur vigueur aux roche du socle précambrien  (granites, gneiss et michaschistes) qui constituent le tréfonds général du Massif Central. On peut percevoir, écornant le versant qui s'abaisse vers la gauche de la photo vers les gorges de la Loire, la carrière que exploitait ces roches très résistantes. 

      Voilà donc l'un des endroits qui se prêtent à une lecture de paysage prenant en enfilade l'ensemble du Val d'Ondaine et des reliefs qui l'encadrent.
Bonne visite...si le coeur vous en dit.
                                                                René Commère.

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